
Une enquête sur les systèmes de recommandation de Grok et X
Il y a de cela quelques semaines nous vous avions parlé de la polémique autour de l’agent conversationnel de X/Twitter et du réseau social X/Twitter. Eh bien sachez que la Commission européenne enquête sur cette affaire d’après un communiqué publié ce 26 janvier 2026.
Concrètement cette enquête tourne autour du Digital Services Act et de l’extension de son enquête commencée en décembre 2023 concernant les risques liés aux systèmes de recommandation. Précisément la Commission se penchera notamment sur les fonctionnalités de Grok dans l’espace numérique Européen comme les contenus illicites dans l’UE y compris les contenus susceptibles de constituer du matériel pédopornographique.
En raison des risques matérialisés en décembre dernier la Commission examinera si le géant des réseaux sociaux a respecté ses obligations sur les services numériques tel qu’évaluer et atténuer avec diligence les risques systémiques, y compris les contenus illégaux, les effets négatifs sur le genre et les graves conséquences négatives pour le bien-être physique et mental découlant du déploiement des fonctions de Grok sur sa plateforme.’ Mais également de ‘réaliser et transmettre à la Commission un rapport d’évaluation des risques ad hoc pour les fonctionnalités de Grok dans le service X ayant une incidence critique sur le profil de X avant leur déploiement’.
Toujours dans le communiqué de presse, la Commission européenne a prolongé sa procédure en cours pour voir si la plateforme d’Elon Musk a correctement évalué et atténué tous les risques systémiques, définis dans le DSA, associés à l’algorithme de recommandation y compris l’incidence de le passer sous un algorithme utilisant Grok.
La Commission européenne a annoncé travailler étroitement avec la Coimisiún na Meán le coordinateur irlandais pour les services numériques.
La vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie, Henna Virkkunen, aurait déclaré : « Les abus sexuels sur les femmes et les enfants sont une forme de dégradation violente et inacceptable. Avec cette enquête, nous déterminerons si X a rempli ses obligations légales en vertu de la législation sur les services numériques, ou si elle a traité les droits des citoyens européens – y compris ceux des femmes et des enfants – comme des dommages collatéraux de son service. »


