5% des ventes, contre 26% un an plus tôt : la ROM ne pèse presque plus rien chez Macronix. Le fabricant taïwanais, principal fournisseur des puces mémoire des cartouches Switch de Nintendo, a confirmé fin octobre 2026 qu’il sortait progressivement de cette activité pour miser sur la mémoire des centres de données.
L’annonce vient de Miin Wu, président et directeur général de Macronix, lors de la présentation des résultats du troisième trimestre 2026, le 27 octobre. Aucun nouveau produit ROM ne sera lancé. Ce trimestre est aussi le dernier où l’entreprise isole ses ventes de ROM dans ses comptes, et aucun calendrier d’arrêt total des livraisons n’a été fixé.
Le moteur de ce virage tient en un chiffre. Macronix a dégagé un bénéfice net record d’environ 337 millions de dollars sur le trimestre, tiré par la NOR flash, une mémoire non volatile très rapide en lecture qui stocke notamment le code de démarrage des serveurs. Les lignes de production basculent donc vers la NOR et la NAND, pendant que les ventes de ROM reculent de 39% sur un an.
Quel impact pour les cartouches Switch et Switch 2 ?
La première Switch est la plus exposée. Ses cartouches embarquent des puces ROM dont Macronix était le premier fabricant, mais pas l’unique : la production de jeux physiques n’est pas menacée à court terme.
Sur Switch 2, l’effet paraît limité. Les cartouches de la nouvelle console reposent sur de la mémoire flash NAND fournie principalement par le japonais ROHM. Nintendo n’a pas réagi et n’a annoncé aucun changement pour ses jeux en boîte, à l’image du remake d’Ocarina of Time sur Switch 2, proposé à 69,99 € en version physique.
Le dématérialisé, lui, continue de grignoter du terrain. D’avril à juin 2026, les ventes numériques ont représenté 61,5% du chiffre d’affaires logiciel de Nintendo, contre 59,3% un an plus tôt.