25 milliards de dollars : c’est la valorisation évoquée pour le rachat d’Unity, l’éditeur du moteur de jeu du même nom. Le fonds d’investissement Silver Lake et le fonds souverain saoudien PIF ont approché la direction ces dernières semaines, selon des informations publiées le 5 novembre 2026. Aucun accord n’est signé.
Les discussions sur le rachat d’Unity en sont à un stade précoce. Unity s’est entourée d’une banque d’affaires pour étudier ses options, et les termes d’une éventuelle offre peuvent encore évoluer. Aucune des parties n’a commenté officiellement.
Silver Lake n’arrive pas en terrain inconnu. Le fonds américain est actionnaire d’Unity depuis 2017 et en détient environ 8%. Avec le PIF, il fait partie du consortium qui a racheté Electronic Arts pour 55 milliards de dollars, une opération bouclée en août 2026, avant l’annonce en octobre de la fermeture de BioWare. Une filiale du PIF, Savvy Games Group, a déjà signé un protocole d’accord avec Unity pour soutenir le développement de jeux en Arabie saoudite.
Un rachat d’Unity discuté avant un trimestre record
Le calendrier a son importance. La valorisation de 25 milliards a été discutée avant la publication des résultats du troisième trimestre 2026. Chiffre d’affaires : 622,1 millions de dollars, en hausse de 32%. Unity a aussi dégagé son premier bénéfice net trimestriel depuis son entrée en Bourse en 2020, porté par la publicité et ses outils de développement.
Après ces chiffres, la capitalisation boursière d’Unity est remontée à environ 21,5 milliards de dollars. Le moteur Unity équipe une large part des jeux mobiles et indépendants, et l’entreprise renforce sa régie publicitaire face à AppLovin. En cas d’offre ferme, le rachat d’Unity devra être soumis à son conseil d’administration.